C’est à un printemps coloré et pétillant que vous invite l’Espace Envol en ces mois de mai et juin, avec les créations textiles de Christine Fayon ! Et quelles autres œuvres pouvais-je trouver pour dialoguer avec cette débauche tonique de matières, sinon l’univers décalé, festif et coloré de Martine Dechavanne !
Christine Fayon > Art textile
Son art de la collecte remonte à l’enfance, où, dans l’atelier de ses parents maroquiniers, elle commence à découper le cuir pour fabriquer des sacs à ses poupées. Maroquinière à son tour, elle assemble des cuirs de couleurs différentes, notamment pendant son long séjour à Arcens (1982/1987). De là vient son processus de création. Son savoir faire s’est enrichi par ses nombreux voyages en Asie et Amérique, d’où elle rapporte quantité de matières, cet esprit de flamboyance, de foisonnement, et le sens du sacré. Depuis 1999, ses créations sont reconnues comme art textile singulier.
« Christine Fayon est collecteuse de matières et d’émotions et sous ses doigts, l’insignifiant devient merveilleux… Ces imbroglios textiles ont pour vocation de semer des graines de joie et de bonheur. Elle rassemble et fait partager tout ce qui la rend vivante et la construit, ses œuvres vibrent de son être tout entier. »


Martine Dechavanne > Peinture
Elle aime à s’appeler « Fauve », ce qui lui va très bien dans son amour de la couleur. Originaire de Roanne, où elle réside encore, elle s’adonne au dessin et à la peinture dès l’enfance. Autodidacte, elle apprend grâce aux ouvrages d’histoire de l’art, d’abord l’aquarelle puis d’autres techniques (encres, acrylique, huile, collages). A partir des années 2000, elle se consacre entièrement à son art, se perfectionne, crée son style et travaille avec plusieurs galeries en France et à l’étranger où son art est reconnu.
Passionnée de couleurs, elle invente des paysages aux maisons dansantes, des personnages féminins aux grands yeux noirs, aux lèvres marquées et à l’élégance sophistiquée des années 1900. Elle aime les ambiances festives, les piano-bars, les musiciens de jazz, pour recréer une atmosphère rétro, avec des personnages stylisés au regard mélancolique, qui nous plongent dans une douce nostalgie onirique.


Annie Sorrel, en charge des expositions