Le dessin et ses nombreuses formes, déclinaisons et prolongements, en pastel, calligraphie, kakemonos… est un monde très varié que cette exposition vous invite à découvrir avec :
Anne Poupard, kakémonos
Anne aime manipuler, inventer et s’exprimer dans la diversité des techniques et matières. Après des études aux Beaux Arts et un long chemin d’enseignante, elle crée des affiches pour des spectacles et pour le festival du cinéma espagnol de Valence. Peintre, elle privilégie l’abstraction, source de liberté gestuelle. Céramiste, elle réalise des personnages en grès. Elle utilise le collage, la gravure expérimentale et fabrique des livres d’artistes, leporello et carnets à la japonaise. Elle présente ici de grands Kakémonos issus de la culture japonaise, qu’elle apprécie tout particulièrement. « Les écritures primitives activent mon imagination et sont pour moi une source intarissable d’inspiration ; je mêle encres et signes primitifs dans une danse graphique. »


Dany Jung, dessins à l’encre,
De son style vigoureux, au trait rapide pour saisir les mouvements, il adore croquer des esquisses. Ses nombreux carnets de voyages à travers le monde lui servent de base pour recréer de grands dessins à l’encre, parfois rehaussés d’une touche de couleur. Formé aux Arts Décoratifs de Strasbourg puis aux Beaux- Arts de paris, il est aussi un céramiste reconnu, maître de stages, et l’on retrouve le même dynamisme dans ses sculptures ou dans les oiseaux et lapins bondissants qu’il trace avec vivacité sur sa magnifique vaisselle de terre vernissée.
« La poésie des sujets est toujours présente, elle nous fait voyager, nous porte avec élégance à la flânerie bien au-delà de nos frontières… »



Jacky Everaere, dessin
Jacky aime la finesse graphique du dessin au crayon ou au fusain, où la minutie du détail concourt à une simplicité épurée de l’ensemble. Sa démarche part du dessin d’observation qui lui permet d’être « en prise directe avec le sujet », qui pour lui est la nature. « Ce dessin au fusain, graphite, plume ou crayon pastel, peut rester à ce stade ou évoluer à l’atelier en une œuvre plus poussée tout en essayant de garder l’émotion initiale.»


Marie Octobre (MH Dumas), pastel
Ayant suivi une formation académique dans des ateliers de peintre reconnus, elle pratique le dessin d’après modèle vivant à la sanguine ou au fusain, «incontournable sujet d’observation et de lâcher prise ». Marie aime aussi user ses pastels dans la nature piquetée de fleurs, sur les chemins perdus dans les herbes folles, dans un travail tout en délicatesse, légèreté et douceur de ton. Elle aime « peindre sur le motif, pour traduire l’atmosphère d’un lieu, sa lumière et sa température. Peindre au pastel a l’avantage de l’immédiateté. Il permet de dessiner et peindre en même temps. Synthétiser, simplifier, interpréter tel est le but de mon travail. »

Véronique Foiret, sculpture en pulpe et dentelle de carton
Autant ses bustes féminins sont dans une épure sensuelle, autant ses poissons explosent de couleurs, dans une joyeuse stylisation ! Sensibilisée à l’art de la récupération par ses nombreux séjours en Afrique, elle aime rendre sa noblesse à ce « matériau-déchet » aux multiples possibilités : « À plat, en mettant à nu la cannelure interne; en structure, en utilisant la technique du contrecollé, et dans l’épaisseur, en le découpant en bandes que j’aplatis, triture et presse pour former une dentelle. Ce bestiaire aquatique aux couleurs vives et chatoyantes et aux formes déstructurées répondait pour moi à un besoin d’évasion pendant la période sombre de la Covid… »




Annie Sorrel